Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

jeudi 24 décembre 2015

Le Périgord, terre d’asile pour des chrétiens d’Orient - SudOuest.fr

Le Périgord, terre d'asile pour des chrétiens d'Orient - SudOuest.fr

Le Périgord, terre d'asile pour des chrétiens d'Orient

Le Périgord, terre d'asile pour des chrétiens d'Orient
La nuit est venue ce jour-là. C'était un matin de juin 2014. Le drapeau noir de l'État islamique s'est mis à flotter sur les faubourgs de Karakosh. Au nord de l'Irak, sur les rives du Tigre, cette bourgade à mi-chemin entre Mossoul et l'antique Ninive a résisté plusieurs semaines aux assauts de Daesh. Mais en août, toute la ville de 50 000 habitants, qui compte le plus grand nombre de chrétiens en Irak après Mossoul, tombait.


Le nettoyage ethnique pouvait commencer : assassinats, conversions forcées, asservissements, pillages… Pour les survivants, une seule solution : l'exode. La plupart se sont placés sous la protection des Peshmergas, dans les camps de réfugiés d'Erbil, capitale du Kurdistan irakien.

Depuis, tout retour sur leurs terres ancestrales étant exclu, ils désirent écrire un nouveau chapitre de leur vie en Europe, notamment en France, où des associations se sont créées pour leur porter secours. Chrétiens d'Orient Périgord est l'une d'elles (1). Le 1er janvier, elle accueillera en Dordogne « deux familles, à Génis et à Saint-Pierre-de-Chignac », précise son président Pierre Roche.

C'est dans cette maison de Génis que vivra une famille irakienne avec ses quatre enfants.© Photo Michel Pitout

Alaa Azeez et son épouse sont les parents de quatre enfants. Dans le dossier qu'Alaa a rempli auprès du consulat général de France à Erbil pour sa demande de visa, il raconte son histoire : « Je travaillais depuis plusieurs années comme ouvrier dans ma ville natale [NDLR : Karakosh]. Je vivais avec ma petite famille en paix […] jusqu'à l'arrivée de l'État islamique. »

Chassés de chez eux parce qu'ils sont « chrétiens et que les chrétiens n'ont aucune protection », ils ont laissé derrière eux tous leurs biens.

"Un enfant et trois civils sont morts à côté de nous. Un obus est tombé devant ma maison."

« Depuis, notre situation s'aggrave sans cesse : sans maison, ni nourriture, on dépend exclusivement de l'aide de l'Église. […] Nous avons vécu quelques mois dans un jardin d'église et, depuis, nous partageons un appartement avec deux autres familles. »

Jirjees Bahodi, sa femme et ses enfants, ont connu un sort semblable. « Les tirs de mortier ont pilonné notre ville. Un enfant et trois civils sont morts à côté de nous. Un obus est tombé devant ma maison. Ensuite, ils [NDLR : Daesh] ont commencé à nous menacer par microphone, nous offrant trois options : devenir musulmans, payer la jizya (1) ou être égorgés. »

La famille a préféré fuir Karakosh pour Erbil « sans rien, craignant d'être assassinés ou violés ». « Nous étions obligés de dormir sur les trottoirs et dans les jardins publics. Quelle est donc notre faute pour devoir vivre sans dignité ni maison ? »

Chez des particuliers

Instruits au consulat de France, leurs dossiers sont ensuite passés aux tamis des ministères de l'Intérieur et des Affaires étrangères. Finalement, ayant rempli différentes obligations, leurs demandes de visa ont été validées « pour un an, renouvelable automatiquement pour 10 ans », précise Pierre Roche.

En parallèle, le président de Chrétiens d'Orient Périgord a trouvé les points de chute de ces deux familles. Un temps envisagé, un hébergement à Sorges a ensuite été abandonné au profit de Génis et de Saint-Pierre-de-Chignac. À chaque fois, ce sont des particuliers qui ont mis à disposition une maison « qui a été meublée grâce à la mobilisation de tous ».

À Génis, le maire Bruno Chapuis a accompagné cet élan de solidarité : « Cela fait un mois et demi que nous avons ce projet. Je suis content, car la maison qu'ils habiteront est dans le bourg. Je ne souhaitais pas qu'ils logent dans une habitation isolée. Et puis peut-être les enfants pourront-ils être scolarisés chez nous ensuite. »

En revanche, à Saint-Pierre-de-Chignac, Daniel Reynet reste prudent, précisant que « la commune n'a rien à voir avec cela ». « C'est une initiative privée que je ne souhaite pas commenter », ajoute le maire. Selon Pierre Roche, la famille irakienne n'y restera « qu'un temps ». Pour la suite, il aurait trouvé un second logement « à Cubjac ».

L'arrivée de ces deux familles, une dizaine de personnes en tout, est prévue le 1er janvier. « Ils décolleront d'Erbil à 3 h 20. Après un changement à Istanbul, ils arriveront à 13 heures à Lyon. Nous irons les chercher pour les conduire en Dordogne. »

(1) Tél. 05 53 03 52 60. E-mail : pierresylvainroche@yahoo.fr.

(2) La jizya, ou djizîa, est l'impôt que doivent verser les non-musulmans.

Deux autres familles attendues à Château-l'Evêque

Ces deux familles de chrétiens d'Orient accueillies prochainement seront suivies par deux autres, « d'ici trois mois », estime Pierre Roche. Elles devraient trouver refuge à Château-l'Évêque. Une première devrait s'installer chez des particuliers, un couple de retraités ayant fait de la place chez lui. La seconde est celle de Marwan Boutros Jeji, un avocat, son épouse, sa mère et ses quatre enfants. Eux aussi ont fui Karakosh en août 2014. Ils seront accueillis chez les sœurs de Saint-Vincent, à Château-l'Évêque : « En cohérence avec les valeurs que nous défendons, nous avons souhaité mettre à la disposition de ces chrétiens d'Orient un des appartements vides de la maison de retraite », confiait fin novembre sœur Bernadette, infirmière de l'établissement.



Jtk

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