Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

samedi 29 novembre 2014

Le pape François en Turquie : « Nous, chrétiens et musulmans » | La-Croix.com

Le pape François en Turquie : « Nous, chrétiens et musulmans » | La-Croix.com
29/11/2014-Le pape François lors de la conférence de presse avec Mehmet Gormez à Ankara

Le dialogue interreligieux a occupé la première journée de la visite du pape François en Turquie, qui devait quitter Ankara dans la matinée ce 29 novembre pour gagner Istanbul. La veille, lors d'une rencontre dans la capitale turque avec Mehmet Görmez, président des affaires religieuses du pays, il a demandé que ce dialogue soit « créatif » et se tourne vers l'aide aux plus nécessiteux. « La reconnaissance commune de la sacralité de la personne humaine soutient la compassion commune, la solidarité et l'aide active envers ceux qui souffrent le plus », a-t-il expliqué, citant en exemple la collaboration entre musulmans et chrétiens en Turquie pour secourir les centaines de milliers de réfugiés y affluant depuis les zones de conflits voisines. « C'est un exemple concret de la manière de travailler ensemble pour servir les autres, un exemple à encourager », a-t-il conclu.

Drame des migrants

Mehmet Görmez a énuméré dans le même esprit, et de manière plus tranchée, qu'« aujourd'hui, les hommes de religion devraient mettre de côté leurs discussions (..) sur leur perception de la vérité (..) et devraient se concentrer par un effort concerté sur la lutte contre la drogue, l'alcoolisme, la violence contre les femmes, ainsi que les enfants de la rue, la pauvreté et la faim, la haine et le conflit, les questions environnementales et la destruction de l'équilibre écologique du monde, toutes les sortes de fanatisme et la liberté de croyance ». Il a aussi décrit le drame des migrants risquant leur vie en Méditerranée, question très chère au pape François qui l'a rappelée le 25 novembre dernier devant le Parlement européen à Strasbourg.

« Le pape voudrait que le dialogue interreligieux trouve de nouvelles formes pour s'attaquer aux problèmes de la mondialisation », insiste le porte-parole du Vatican, le P. Federico Lombardi. La lutte contre le trafic d'êtres humains est une question que le pape François a demandé au Saint-Siège d'investir, depuis le début de son pontificat, par une telle approche interreligieuse. Son déplacement en Albanie, le 21 septembre dernier, a aussi servi à y mettre en exergue une collaboration, jugée concrète et fructueuse, entre communautés musulmane, orthodoxe et catholique.

"Dialogue de l'amitié"

Ces initiatives conjointes s'appuient sur des éléments de fond partagés, que le pape a soulignés à Ankara avec force : « Nous, musulmans et chrétiens, nous sommes dépositaires d'inestimables trésors spirituels, parmi lesquels nous reconnaissons des éléments qui nous sont communs, même vécus selon nos propres traditions : l'adoration du Dieu miséricordieux, la référence au patriarche, Abraham, la prière, l'aumône, le jeûne… ».

La collaboration se forge aussi à partir d'un « dialogue de l'amitié », comme le pape l'a aussi défini à Ankara. En Terre sainte, en mai dernier, il avait voulu incarner ce dialogue noué dans une proximité sincère en visitant les Lieux saints en compagnie d'amis argentins, l'un hébreu et l'autre professeur musulman. En Turquie, le pape a trouvé en Mehmet Görmez un interlocuteur qu'il a personnellement apprécié, selon le P. Lombardi.

Place des chrétiens

Ce type de dialogue interreligieux n'empêche pas la reconnaissance à part entière des « citoyens » chrétiens dans la société turque aux côtés des musulmans et juifs, comme l'a souligné le pape François dans son discours au palais présidentiel après son arrivée en Turquie. Le soir, à la nonciature (ambassade du Saint-Siège), il a rencontré la toute petite communauté catholique de la capitale, dont la paroisse est animée par des jésuites. Mais, dans leurs discours au pape dans la journée, le président Erdogan comme Mehmet Görmez n'ont pas eu un mot pour la place des chrétiens dans leur pays, insistant surtout sur une « paranoia islamophobique » gagnant, selon eux, l'Occident, ni pour les chrétiens d'Orient.

La légitimité de la place des communautés chrétiennes devrait toutefois figurer dans les entretiens prévus ce 29 novembre à Istanbul. Le pape devrait alors donner à son séjour sa dimension œcuménique, retrouvant le patriarche orthodoxe de Constantinople, Bartholomeos, son autre « ami ».

Sébastien Maillard (à Ankara)


Envoyé de mon Ipad 

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